Schweizer Schiesssportverband

Assemblée de la Fédération Jurassienne de Tir

Les délégués de 40 sociétés (sur 42), ainsi que les invités et les représentants des différentes associations romandes, ont pris part à l'assemblée de la FJT, à Courgenay, sous la présidence de Yannick Vernier. A quatre ans du 5e Tir cantonal jurassien (2023) le nom du président du CO a été dévoilé en la personne de Charles Juillard, ministre des finances, excusé à l'assemblée en raison d'un autre engagement.

Comme on pouvait s'y attendre, la votation du 19 mai prochain, relative à la révision de la Loi sur les armes, a été en quelque sorte le fil conducteur des débats. Après l'introduction du président cantonal rappelant toute l'importance de la votation dont l'issue pourrait mettre en péril l'avenir du tir populaire en Suisse, le représentant du Comité central FST Ruedi Meier a repris les principaux éléments de la conférence de presse du Conseil fédéral où Karine Keller-Sutter a fait une «déclaration manifestement trompeuse que la FST et la Communauté d'intérêts du tir suisse ne peuvent admettre sans réagir, notamment  lorsqu'elle déclare que la directive de l'UE n'est pas un pacte de lutte contre le terrorisme mais qu'elle vise à protéger la population contre l'utilisation abusive des armes à des fins criminelles». Pour la FST et les tireurs, la directive «a été édictée dans le but de désarmer les possesseurs d'armes légales».

Pour Ruedi Meier, il s'agit de convaincre le peuple suisse de dire «non» à cette dictature sur les armes avec l'appui de toutes les associations liées au tir et des comités locaux créés dans différents cantons (Yannick Vernier est la personne de coordination pour le Jura). «C'est une question d'engagement, de solidarité et de détermination», poursuit le porte-parole FST avec des félicitations  à l'égard des jeunes pousses jurassiennes qui ont nom Audrey Gogniat, Alain Lachat, Nathan Montavon, Sévan Bendit et autre Téo Tobler. Et de rappeler trois grands événememnts futurs: la présence de la FST à la Fête fédérale de gymnastique (juin 2019), le Tir fédéral des jeunes à Frauenfeld (juin-juillet 2019) et la Fête fédérale de tir 2020 à Lucerne). «Abordons les défis avec confiance et le tir populaire prospérera en Suisse», conclut l'ex-président FJT.

 
Soutien de l'Armée au Conseil fédéral

Dans son message, le représentant de l'Armée, le brigadier Guy Vallat, ne s'est pas fait que des amis dans le Jura, annonçant d'emblée que la position de l'Armée sur la Directive UE est claire avec son soutien au Conseil fédéral: «L'Armée estime que cette révision contribue à améliorer la traçabilité des armes à feu et donc qu'elle aide à lutter contre l'utilisation abusive et violente de celles-ci... Un jour peut-être d'ailleurs contre nos propres soldats à la garde ou lors d'un transport de munitions.»

La révision n'empêche pas, selon Guy Vallat, toutes celles et tous ceux qui souhaitent détenir des armes de le faire; de participer à des concours ou à des fêtes de tir, de s'engager dans des sociétés de tir. Elle n'entraîne pas de diminution de l'état de préparation à l'engagement  de l'Armée puisqu'elle permet toujours aux soldats de conserver leurs armes à domicile entre les services et, s'ils le souhaitent, d'avoir la possibilité de les acquérir une fois leurs obligations terminées. «A nous finalement (tireur, militaire, parent, sociétaire politique ou spotif) de décider lors de la votation du 19 mai prochain». Guy Vallat s'est également exprimé sur le développement  («en bonne voie») de l'Armée mis en oeuvre le 1er janvier 2018.

La réaction ne s'est pas fait attendre dans l'assemblée, notamment par l'intermédiaire de Thomas Stettler, président de la Société de tir de Soyhières et tireur émérite: «Je ne peux pas accepter que l'armée – à laquelle les sociétés de tir fournissent année après année des prestations de haute qualité – dénigre au point de traiter comme nul l'engagement  de tireurs expérimentés pour garantir la sécurité dans les stands. Des propos inadmissibles de la part de gens payés envers des sociétaires qui s'engagent sans compter. Les tireurs font tout pour éviter quelconque accident. Pour cela, vous devriez les remercier et pas les écraser avec vos directives.»

Et de poursuivre: «La révision sur les armes demande que le détenteur devra obligatoirement  adhérer à une société de tir. Le comité assumera une responsabilité alors qu'il n'a pas les outils pour vérifier si celui-ci est mal intentionné. Cette charge doit  rester une tâche policière. La révision manque totalement sa cible; elle est inutile et même nuisible car elle n'empêchera personne de commettre un attentat.» Une intervention qui a recueilli les applaudissements de toute l'assemblée. (Jean-Claude Vuille)

 

                                                                                                         

 

 

 

 

 

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